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OUH la la la la la !!!

Cela faisait longtemps dites-moi !! Je suis désolée d’avoir mis autant de temps à refaire un article… Très peu de monde connaît mon site, et ceux qui le connaissent ne me connaissent pas vraiment alors, ça me rassure, je ne sais pas si j’aurai voulu que quelqu’un que je connais lise ce que j’ai écrit… C’est un peu personnel, même si c’est le risque de mettre ça en ligne vous me direz !

Faut déjà que je vous raconte ce qu’il s’est passé fin février ! Et oui je sais, je sais…

Bon je changerai les noms pour garder privé ce qui doit le rester (ma vie n’en fait pas partie je vous rassure).

Alors déjà, j’ai cassé avec mon copain, vous savez… ou peut-être pas d’ailleurs, Lucien avec qui j’étais en relation libre, ça ne pouvait plus durer, j’étouffais. C’était un peu pénible de le voir sortir avec d’autres personnes, et que moi, je n’y arrivais tout simplement pas. Bref, ce n’est pas le sujet d’aujourd’hui. Je vais vous raconter quelque chose qui m’a énormément perturbé. Et aussi pour vous faire comprendre de faire attention et de se méfier des gens que l’on ne connaît pas.

C’était un mercredi après-midi. Cela faisait plusieurs jours que je parlais avec un garçon (enfin deux, pour être plus précise), je n’avais pas de photos de lui, et lui ne voulait pas m’en donner. Je me disais qu’il ne se trouvait pas trop beau alors ça m’a intrigué, j’ai voulu en savoir plus — comme à mon habitude. Je l’ai rencontré sur une application de rencontre, il avait des paroles très pertinentes, ce qui le rendait mystérieux. On s’était donné rendez-vous au pont Valentré en bas de mon lycée (enfin de mon ancien maintenant !!!). Je ne me sentais pas très à l’aise je dois l’admettre. J’avais un mauvais pressentiment et j’ai donc dis que je préviendrais mon amie par message avec « RAS » si ça allait bien, et « SOS » si ça n’allait pas. J’avais déjà mis sa conversation en premier plan sur mon téléphone et avais enlevé le code pour plus de facilité. Prudence est mère de sureté, dit-on, alors moi, je fais.

Je suis allée le voir.

Quand je suis arrivée, ce n’était pas mon style physiquement et même si certain me dirait : « Tu peux passer outre ! », c’est vrai, il aurait pu plaire à plein de gens, mais pas à moi. Et puis je me méfiais pas mal, ça n’aide pas. Bref, châtain, yeux marron, plus petit que moi mais huit ans de plus, avec un petit ventre. Il me faisait penser à un de mes amis, ça aussi c’est rédhibitoire. Néanmoins j’ai envoyé un « RAS » à Leati pour qu’elle ne s’inquiète pas… en tout cas pour l’instant. Il a voulu aller à sa voiture pour prendre des bières qu’il avait apportées, m’en a proposé une et j’ai refusé, disant que je ne tenais pas l’alcool et que je ne buvais qu’avec des gens de confiance — ce qui n’était clairement pas son cas. Il m’a dit de me décoincer un peu et m’a tendu une autre boisson que je ne connaissais pas et m’a dit que ça me détendrait. J’ai commencé à me faire des films et j’ai dit « non » en reculant d’un peu — c’était juste instinctif. Il n’a rien dit mais a eu l’air vexé. Il les a mises dans mon sac (comme si j’en voudrais dans un quart d’heure…). On a monté la colline par un sentier escarpé. À chaque fois que l’on croisait quelqu’un je me sentais mieux, et dès qu’elle disparaissait de mon champ de vision je recommençais à flipper (SUPER LE RENCARD !). On a parlé de choses et d’autres, de ce que je comptais faire l’année prochaine.Je vais passer un concours sur Paris pour rentrer en BTS Edition, ai-je répondu.

Ce qu’il m’a dit ensuite m’a fait un peu peur.

Pourquoi tu ne veux pas aller à Toulouse ?

-Parce que j’adore cette ville, je m’y sens bien.

-Tu es sûr qu’il n’y a pas de moyen de te faire changer d’avis ?

-Non.

-Même si je te séquestre ?

Mon coeur a raté un battement de coeur.

-Non !

C’est tout ce que j’ai pu dire. J’avais l’intention d’être un peu froide, mais ma voix n’a pas été d’accord avec mon cerveau (fichu cerveau !).

-OK.

Nous avons continué à marcher jusqu’à qu’il se retourne brusquement vers moi, la main s’approchant de mon décolleté (j’en avais pas, mdr). J’ai un peu paniqué jusqu’à que je comprenne qu’il voulait juste voir ma croix autour de mon cou. Il aurait pu me demander quand même… On a discuté de ça un petit peu. Je ne suis pas très à l’aise quand il s’agit de religion.

Quand j’ai voulu me remettre à marcher, il m’a poussé doucement et m’a dit d’une voix claire :

-Non, tu marcheras quand je t’en donnerais l’autorisation.

J’ai écarquillé les yeux et j’ai commencé à manquer d’air psychologiquement. Je me sentais oppressée, et un peu en colère. Genre moi ? J’ai besoin de son autorisation ? Ouh là, j’avais envie de le claquer, mais bon, toute seule, valait mieux ne pas tenter le diable. Il s’est remis à marcher et m’a donc « autorisé » à en faire autant. Autant dire que je le fusillais du regard. J’ai su qu’il était misogyne. J’aurais bien rajouté « macho », et « sexiste » !

Dès que l’on est arrivés en haut de la colline, une camionnette d’EDF était déjà là avec une seule personne qui attendait devant le grillage de l’antenne. Je n’ai jamais été aussi contente de voir EDF ! Alan et moi avons parlé de choses et d’autres encore une fois. Vingt minutes plus tard — à force de regarder si le mec était toujours là, il m’a demandé… ou plutôt il se l’ait lui-même demandé :

-Mais combien de temps va-t-il encore rester ?

Dans ma tête : Reste ici, reste ici, reste ici, reste…

-On peut commencer à descendre si tu veux ?…

Il a approuvé et m’a dit :

-Oui, mais je ne me sens pas très à l’aise, je me sentirais plus rassuré si j’avais mon flingue avec moi… Mais heureusement que j’ai mon couteau !

Dans ma tête : Couteau, couteau, couteau. COUTEAU ?!

Mon coeur a raté plusieurs battements. Limite, je frôlais la crise cardiaque ! On est redescendu, à mon plus grand soulagement.

On s’est arrêtés au milieu du parcours environ et il m’a demandé s’il pouvait boire dans ma bouteille d’eau. Je lui ai tendu et je l’ai jeté plus tard dans la journée. Il m’a dit quelque chose à ce moment-là mais je ne sais plus quoi exactement. C’était une remarque comme quoi les femmes n’étaient bonnes qu’à être à la maison et que le travail était « déconseillé » (mot véritable : censuré) pour elle. Je n’ai pas pu m’en empêcher, je lui ai fait un doigt. Je dois vous dire qu’il n’a pas du tout apprécié. Il m’a forcé à m’excuser (il ne m’a pas touché, je tiens à le préciser). Il le méritait largement, ce doigt d’honneur — mais je ne voulais pas m’attirer plus d’ennuis que je n’en avais déjà, alors je n’ai rien dit.

Nous sommes redescendus et il m’a demandé où il y aurait des toilettes publiques. Je lui ai montré ceux à cinquante mètres. Il m’a dit qu’il avait envie de prendre de la coque et j’ai dit que j’allais rentrer. Cela faisait une heure que j’étais là. Il s’est retourné vers moi, la colère sillonnant son visage. Il m’a gueulé dessus. Je ne dirais pas toutes les horreurs qu’il m’a dit — devant tout le monde. Il m’a fait comprendre que je ne valais rien, que j’étais comme toutes les autres. Et que c’était irrespectueux de le laisser alors qu’on avait convenu de passer deux heures ensemble. Je lui devais une heure de plus selon lui.

Pendant sa tirade, j’ai envoyé un « SOS » à Leati. Alan reprit ses bouteilles de mon sac, m’a insulté une dernière fois et m’a menacé.

-Je te promets que si tu t’en va je te bloque de tout. Messages, Apli de rencontre, tout, c’est clair ? Je te supprime.

Laeti m’a appelé immédiatement et j’ai pris son appel en m’excusant et partant. J’ai été très secoué par ce qu’il venait de se passer. J’ai gardé Leati au téléphone le temps de bien m’être éloignée et de lui promettre que je file la rejoindre au foyer. Après avoir raccroché, je me suis arrêtée et j’ai soufflé pour reprendre mes esprits. Je sens que ce rendez-vous aurait pu être bien pire si je n’avais pris le minimum de précaution.
J’ai fini par le bloquer et je n’en ai plus entendu parler.

Ne pas boire ce que l’on nous donne ! Préparer son tel ! Choisir un endroit peuplé (faites pas comme moi, moi j’ai eu beaucoup de chance d’avoir croisé quatre personnes, c’était un miracle) ! Et soyez méfiant, au moins un minimum… Si vous voulez parler il y a des numéros fait pour ça, ou parlez-en autour de vous, ils sauront vous aider. Ou ayez beaucoup de chance… Mais ne misez pas là dessus promettez le moi.

Je vous fais de gros bisous !!! Et je reviendrais plus souvent, j’essaierai !

BYE !

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